Novecento : pianiste, d’ Alessandro Baricco

Je ne vous raconterai pas Novecento, parce que c’est un texte de théâtre, comme le dit son auteur, un monologue magnifique. Il faut le lire.

« C’est un marin appelé Danny Boodmann qui l’avait trouvé. Il le trouva un matin, alors que tout le monde était déjà descendu, à Boston, il le trouva dans une boîte en carton. Il devait avoir dans les dix jours, guère plus. Il ne pleurait même pas (…) Quelqu’un l’avait laissé dans la salle de bal des premières classes. Sur le piano. Mais il n’avait pas l’air d’un nouveau né de première classe. »

Novecento passe sa vie sur le bateau, il  joue du piano.

« Imagine, maintenant : un piano. Les touches ont un début. Et les touches ont une fin. Toi, tu sais qu’il y en a quatre-vingt-huit( …) Elles sont pas infinies, elles. Mais toi, tu es infini, et sur ces touches, la musique que tu peux jouer, elle est infinie. »

Et Novecento nous emporte avec lui dans le tumulte de la musique et de l’océan, avec les passages de 3ème classe du bateau qui l’écoutent.

À nous le plaisir de le lire, de traverser les mers avec lui.

 

Novecento : pianiste, d’ Alessandro Baricco, Collection Folio publié en 1994